Rapport d’activité 2025-2026

Mot du coordonnateur

En ces temps sombres où sévit l’indifférence, il faut à nouveau faire cause commune pour remettre le monde à l’endroit. C’est pourquoi, comme le dit Félix : « Demain, je pars pour la guerre à la pauvreté » afin de restaurer la justice, le droit et la dignité humaine, par un sain partage des richesses. Pour quelques dollars par jour sur nos impôts, il est possible de faire reculer l’extrême misère et l’indigence qui se rencontre à quelques pas de chez-vous. Bien sûr, cet effort doit être réparti de manière équitable sur les épaules de chacun et chacune, en commençant par les plus fortunés qui, par leur spéculation,  bénéficient de l’accroissement de la richesse, un processus d’exclusion et de privation des besoins essentiels des moins bien nantis.

Je pars à la guerre contre un revenu à l’aide sociale qui ne couvre pas 50% des besoins de base du seuil de la pauvreté, 845$/mois, avec « l’interdiction » de vivre en couple sous peine d’être coupé et de gagner plus de 200$/mois, montant qui n’a pas été augmenté depuis 35 ans. J’ai honte de ce que nous sommes devenus, une société où l’argent occupe le premier rang, sans égard à la dignité humaine, même celle des ainés. J’ai honte des décideurs, imbus de préjugés, qui ne se privent pas et sont incapables de se mettre  dans la peau des personnes les plus pauvres.

Dans cette belle ville de Québec, la tarification sociale du transport en commun doit être abaissée pour les personnes vivant à l’aide sociale parce que 50% de rabais ce n’est pas assez. C’est 75% de rabais pour ceux et celles qui vivent avec moins de 20 400$ par année qui doit être notre nouvelle cible. 25$ par mois, c’est tout ce qu’elles peuvent payer pour satisfaire à leurs besoins de déplacement dans l’agglomération urbaine de Québec. Pour ce qui est du montant infime que leur attribue notre bon gouvernement, j’ose espérer que nos futurs élus trouveront une fibre d’humanité au fond de leur cœur pour au moins doubler leurs prestations.

Le coordonnateur du CAPMO,

Yves Carrier

Contenu

Partager sur