# 338 – De retour de la COP15 sur la Biodiversité

Bonsoir, je m’appelle Mario Gil, je travaille comme éducateur populaire au CAPMO et ce soir nous allons parler de la COP15 sur la biodiversité qui a eu lieu à Montréal en décembre dernier.

La COP est l’acronyme de Conference of parties, parce qu’elle réunit différents intervenants autour d’une problématique environnementale, pas seulement des gouvernements, mais aussi des organismes environnementaux, des peuples autochtones, des municipalités, certains sociétés privées, etc. 15, c’est le nombre de rencontres qui ont eu lieu autour de ce thème, la plus célèbre étant celle de Rio de Janeiro en 1992.

Selon les estimations du Fonds mondial pour la nature (WWF), la planète a perdu près de 70% du nombre des animaux sauvages au cours des cinquante dernières années. Le lien n’est plus à faire entre les changements climatiques et la perte de biodiversité. « La destruction des habitats naturels, en particulier pour développer l’agriculture, reste la cause principale suivi par la surexploitation et le braconnage. Le changement climatique est le troisième facteur, mais son rôle « augmente très, très vite », met en garde Marco Lambertini, directeur général du WWF. Suivent la pollution de l’air, de l’eau et du sol, ainsi que la dissémination par l’homme des espèces invasives. Ce rapport est une « alerte rouge pour la planète et donc pour l’humanité », a déclaré M. Lambertini, « à un moment où nous commençons à comprendre réellement que des écosystèmes durables, une biodiversité riche et un climat stable sont nécessaires pour garantir un futur prospère, plus équitable et plus sûr pour nous, et particulièrement pour nos enfants et leurs enfants à leur tour ».  Benjamin Legendre, AFP, 12 octobre 2022

À l’approche du sommet international de la COP15 Biodiversité, en décembre à Montréal, « le WWF appelle les gouvernements à se saisir de cette ultime opportunité en adoptant un accord mondial ambitieux pour sauver les espèces sauvages », similaire à l’accord de Paris de 2015 sur le changement climatique.

Pour « inverser la courbe de la perte de biodiversité » et « atténuer le changement climatique », le rapport plaide pour l’intensification des efforts de conservation et de restauration, la production et la consommation d’aliments plus durables et la décarbonisation rapide de tous les secteurs économiques.

Nous allons maintenant vivre une activité brise-glace grâce à des images d’animaux disparues qui vous seront distribuées. On vous demande d’imiter le cri de ces animaux pour trouver votre jumeau dans la salle avec qui vous nous lirez ensuite la description de l’animal en question. Mario

Le Singe à crinière rouge du Ghana

Considéré comme éteint au début des années 2000, il vivait à la frontière du Ghana et la Côte d’Ivoire. Le Colobe rouge de Miss Waldron était un animal des plus remarquables, puisqu’il n’avait pas de pouce. C’est une créature douce, habituée à vivre en grands groupes en haut des arbres, qui a été forcée de changer son mode de vie lorsque l’homme a commencé à abattre son habitat forestier. Au fur et à mesure que la taille des parcelles de forêt diminuait, les groupes de Colobes rouges devenaient trop petits, ce qui entraînait une protection moindre contre les prédateurs et une faiblesse génétique causée par la consanguinité.

 

Le Crapaud doré du Costa Rica

Ceux qui ont eu la chance de les apercevoir n’oublieront jamais le spectacle de ces crapauds dorés de la taille d’un pouce d’enfant émergeant des sous-bois dans la jungle costaricaine. Pour les autres, il est trop tard. Le petit amphibien s’est éteint. Pendant quelques jours chaque année, une armée de ces petits batraciens apparaissaient mystérieusement dans les mares de cette forêt tropicale pour se reproduire. «Le sol est très sombre et les crapauds dorés se dessinaient comme des figurines animales. C’était un sacré spectacle» au milieu des «arbres noueux, sculptés par le vent et recouverts de mousse», raconte J Alan Pounds, écologue à la réserve biologique de Monteverde au Costa Rica.

Mais ça, c’était avant sa disparition, constatée en 1990. À Monteverde, même les nuages ont changé. Les précipitations ont augmenté dans cette région ces 50 dernières années mais elles sont devenues plus erratiques, alternant entre périodes très pluvieuses et périodes très sèches, souligne J Alan Pounds. Dans les années 1970, cette forêt comptait environ 25 jours secs par an en moyenne, contre environ 115 ces dix dernières années. Et le brouillard qui enveloppait la forêt pour conserver l’humidité pendant la saison sèche, donnant son nom à cette «forêt nuageuse», s’est réduit d’environ 70%. «Souvent, ça ressemble plus à une forêt de poussière qu’à une forêt de nuages», regrette Pounds. Quant au crapaud doré, une équipe de conservateurs s’est lancée l’an dernier sur ses traces dans son habitat historique de la «forêt éternelle des enfants» toujours au Costa Rica, après des rumeurs disant qu’il avait été aperçu.

 

Le Grizzli de Californie

Vous l’avez sûrement déjà vu puisqu’il est l’emblème de la Californie, mais vous ne risquez pas d’en croiser là-bas puisque le dernier spécimen fut abattu en 1922. Très grand et majestueux, il avait la sale manie de bouffer le bétail des colons fraîchement débarqués ce qui ne leur plaisait pas des masses. Il leur fallut 75 ans à peine pour les éliminer jusqu’au dernier.

 

Le Tigre de Java

Présent uniquement sur l’île de Java en Indonésie, le Tigre de Java a été déclaré espèce éteinte en 2004 par l’UICN (l’Union internationale pour la conservation de la nature). Les principales raisons de son extinction sont la disparition de son habitat naturel ainsi que la chasse dans une proportion moins grande. Afin de nourrir une population de plus en plus nombreuse, les autorités locales ont encouragé l’exploitation de la jungle et l’installation de rizières. Ce changement de milieu, aussi massif que brutal, a privé le Tigre de Java de territoires de chasse et de proies. Ces dernières ont souffert elles aussi de la déforestation de l’île et de la transformation de la forêt primaire en forêt exploitée.

 

Le Puma de l’Est américain

Le Puma de l’Est américain a été tragiquement déclaré comme espèce éteinte en 2011 par l’U.S Fish and Wildlife Service, puis a été retiré de la liste des animaux menacés d’extinction pour rejoindre celle trop longue des espèces éteintes. Les observations de ce grand félin étaient déjà rares dans les années 1930. Son territoire s’étendait alors aux États-Unis et au Canada. Nocturne et solitaire, le Puma de l’Est américain a souffert de la raréfaction de ses proies, dont les cerfs, abondamment chassés par l’homme. Mines, camps de bûcheron et autres installations humaines, ont aussi été déterminants dans la disparition de cet animal très discret. Dans une moindre mesure, la chasse pour sa fourrure a aussi joué un rôle.

 

Ara de Spix au Brésil

Bien que totalement protégé par la législation brésilienne depuis 1967, l’Ara de Spix n’a été redécouvert dans la nature qu’en 1985, quand 5 oiseaux (dont 2 couples) furent localisés dans le Nord de l’État de Bahia. Des piégeurs avaient été actifs dans la région pendant une quinzaine d’années, capturant au minimum 23 oiseaux, voire 40, et il semble qu’en 1988 les 5 derniers avaient été braconnés. Cependant, un dernier survivant sauvage fut localisé en 1990. On se rendit compte alors que, si le piégeage était responsable de la raréfaction récente de l’espèce, sa cause essentielle était la destruction des forêts constituant son habitat de nidification, dont il ne subsisterait plus que 30 km2.

 

Présentation de la COP15 à Montréal

Même si le monde parvient à limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle — objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris–, 9% des espèces de la planète pourraient disparaître, selon les experts climat de l’ONU (GIEC).

Le texte final introduit le concept de Terre-Mère dans les textes officiels à la demande des communautés autochtones du monde entier.

«C’est la première fois qu’un texte de ce calibre introduit les droits de la Terre mère, une expression utilisée par de nombreux peuples autochtones qui considèrent la Terre comme la source de la vie, comme notre mère à tous.» a affirmé Yenny Vega Cárdenas, présidente de l’Observatoire international des droits de la nature.

Des représentants des peuples indigènes et des communautés locales du monde entier ont participé au sommet, afin de convaincre les dirigeants, s’ils se prétendent conséquents dans la lutte en faveur de la biodiversité, qu’ils doivent reconnaître les droits sur les terres indigènes et communautaires et soutenir les pratiques éprouvées de conservation qui y ont cours. Leur plaidoyer a permis la reconnaissance des droits indigènes dans l’accord – une protection qui compte pour des communautés craignant d’être déplacées dans le cadre des mesures liées à l’objectif 30 x 30. Les peuples indigènes et les communautés locales doivent pouvoir donner leur consentement informé aux mesures liées à cet objectif – mises en œuvre dans une stratégie fondée sur les droits humains – et doivent en outre recevoir des financements directs pour leur action de protection de la biodiversité.

Mario Gil aux côtés de  l’ambassadrice de Colombie aux Nations Unies

Dans sa version finale, le cadre mondial sur la biodiversité présente de grandes avancées concernant les droits humains. D’abord, on y retrouve deux nouvelles cibles (22 et 23) qui portent sur l’inclusion des genres, des femmes et des filles, des jeunes, des personnes à capacités réduites, des peuples autochtones et des communautés locales dans les décisions et la mise en œuvre du cadre lui-même.

Ensuite, le préambule du texte reconnaît plusieurs concepts, dont l’équité intergénérationnelle et la nécessité d’une éducation, formelle et informelle, qui soit transformatrice, innovante et transdisciplinaire. Ces gains ont été réalisés grâce au Réseau mondial des jeunes pour la biodiversité.

Le préambule fait également référence aux droits des peuples autochtones et des communautés locales, la reconnaissance de leurs savoirs et des différents systèmes de valeurs qu’ils portent. Le texte affirme du même coup que ces différents systèmes de valeurs font partie intégrante de la réussite de la mise en œuvre du cadre mondial.

Cette introduction fut suivi de discussion en atelier à partir de trois cas d’espèces concernant l’exploitation du territoire par l’industrie minière, forestière, agricole et hydro-électrique. Le concept de territoire et de contrôle des ressources est très important dans les luttes autochtones et environnementales.

 

Extrait des présentations du colloque:

Luttes autochtones pour le territoire : Amérique latine et Québec

12 et 13 octobre 2017, Université du Québec à Montréal

Miriam Bautista Gutierrez, représentante d’Apolat Talpan Tajpiani, a parlé du processus de mobilisation des communautés de la vallée de l’Apulco, la plus grande rivière de la région, menacée par la construction d’un complexe de cinq barrages hydroélectriques. Certaines communautés ont entrepris la lutte de façon isolée mais on a bientôt vu la nécessité de mettre sur pied une organisation plus large pour défendre « la vie et le territoire ». Lors des assemblées mensuelles, on démystifie l’idée d’une « énergie propre » que vantent les entreprises en montrant la destruction qu’entraînerait la construction des barrages, combinée à la pollution qui viendrait des mines du haut pays. C’est ainsi qu’on applique dans les faits la « consultation préalable, libre et informée » des peuples autochtones que prévoit la Convention 169 de l’OIT, ratifiée par le Mexique.

La lutte des Innus de Mingan (Ekuanitshit) concernant l’exploitation d’hydrocarbures sur l’île d’Anticosti montre l’importance de pressions politiques pour appuyer les démarches juridiques. Dans ce cas comme dans tout le dossier de la fracturation hydraulique dans la vallée du Saint-Laurent, le gouvernement du Québec a voulu placer la population devant le fait accompli, en donnant les permis d’exploration sans aucune consultation. Réal McKenzie, qui remplaçait Jean-Charles Piétacho, a rappelé l’efficacité de la stratégie adoptée par les Innus de Mingan. En plus de demander une injonction contre la compagnie Pétrolia, les dirigeants autochtones ont bâti une alliance avec la communauté non autochtone de l’île et ont alerté l’opinion publique québécoise. Devant le tollé général, le gouvernement n’a pas eu d’autre choix que de révoquer le permis de l’entreprise, qui a dû interrompre ses opérations.

Le cheminement suivi par le peuple Ngäbe-buglé, à l’ouest du Panama, a été différent. Leur territoire recèle un immense gisement de cuivre, Cerro Colorado, que des transnationales veulent exploiter depuis sa découverte, en 1975. Pedro Nola Flores, président du Congrès ngäbe-buglé, a relaté comment ils ont lutté pendant cinquante ans, réalisant quatre longues marches jusqu’à la capitale du pays pour obtenir l’autonomie de la comarca (province), finalement reconnue en 1997. Forts de cette autonomie territoriale, en 2001, ils se sont opposés avec succès à une législation minière qui donnait carte blanche aux entreprises étrangères, surtout canadiennes. Sur un autre front, en 2011-2012, ils ont mené une dure bataille contre des entreprises hydroélectriques, bataille qui s’est soldée par un mort et des centaines d’arrestations. Ces entreprises ont récemment modifié leur approche, en s’associant à des prête-noms panaméens. À l’intérieur même de la comarca, on a créé un groupe dissident qui tente de convaincre la population des bienfaits de l’exploitation minière ! Mais, selon Nola Flores, il ne représente pas 5 % de la population.

https://www.erudit.org/fr/revues/raq/2017-v47-n2-3-raq03793/1048611ar/

 

Urgence climatique en territoire Innu, L’Innu-aitun en péril

© Camille Ducroquet, Amnistie internationale, Index : AMR 20/6175/2022

  1. LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ET LA DÉGRADATION ENVIRONNEMENTALE VÉCUS PAR LES PESSAMIULNUAT, p. 10 à 14.

Les rapports du GIEC de 2022 confirment que les changements climatiques entraînent la réduction de la présence de neige au sol ainsi que de la glace sur les cours d’eau. Les phénomènes d’augmentation des températures dans l’eau comme dans l’air sont très présents et réduisent la durée des périodes de froid et de l’hiver. La diminution de la couche neigeuse est devenue si importante que l’on parle de lieux de « sécheresse de neige » et d’une baisse de 10 % par décennie de l’épaisseur de la glace sur les cours d’eau en Amérique du Nord. L’acidification des eaux sur les côtes a été aussi remarquée avec l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’air. Le GIEC affirme que les changements climatiques ont déjà eu des impacts négatifs dans les forêts boréales comme le déplacement d’espèces animales et végétales. À Pessamit, de nouvelles espèces animales font leur apparition sur le territoire, dont des espèces d’oiseaux prédateurs et des loups.

Certaines espèces emblématiques, comme le caribou, se font plus rares. Les gels et dégels fréquents font aussi en sorte que les insectes apparaissent plus tôt et sont plus nombreux, puis s’attaquent aux animaux ainsi qu’à la végétation. Ces insectes laissent des trous dans les fourrures, nuisant à leur utilisation future selon les aîné·e·s. « On voyait auparavant des champs de chicoutais avec le couvert de neige qui restait plus longtemps. Maintenant avec les redoux en janvier, souvent la neige va partir trop de bonne heure, [empêchant une bonne] floraison de la chicoutai. »- David Toro

 

COUPES FORESTIÈRES SUR LE NITASSINAN

© Jean-Luc Canapé, Conseil des Innus de Pessamit

Les changements et l’allongement des saisons participent aussi à une modification des espèces sur le territoire. Ils perturbent le taux d’oxygène dans les points d’eau et modifient l’habitat de plusieurs espèces aquatiques. Les cours d’eau sont aussi affectés par la modification des niveaux de salinité, les changements de débit et la propagation d’espèces invasives. Ces éléments perturbent la vie des poissons et le déplacement des espèces de zones boréales vers les régions arctiques. La nation a aussi remarqué qu’il y a moins de précipitations l’été et que les lacs et les rivières sont de plus en plus asséchés. Ainsi, la végétation est moins fleurissante et la pêche est largement affectée. Les étés sont aussi plus chauds, voire caniculaires, brûlant parfois la végétation et affectant les populations de poissons des cours d’eau. Les Pessamiulnuat remarquent non seulement ces changements de température au sein des saisons, mais surtout leur imprévisibilité à travers celles-ci :« Si les gens ne sont plus capables de reconnaître comment utiliser de façon sécuritaire le territoire, c’est une violation d’un droit. Parce que tu n’as plus ce lien sacré avec le territoire. Si le temps devient de plus en plus imprévisible, ça sera difficile pour les aîné·e·s de prédire le temps ». David Toro « Il est certain que l’on doit changer notre façon de vivre. Il faut apporter des articles divers. Tu ne sais pas quand il y aura de fortes pluies ou qu‘il fera plus froid subitement parce que la température se transforme rapidement. »- Élisabeth St-Onge et Céline Bacon, femmes innues de la communauté de Pessamit.

Dans le cas de la nation de Pessamit, les effets des changements climatiques sont, en plus, aggravés par les impacts des industries forestière et hydroélectrique présentes sur son territoire. Le GIEC rappelle l’importance de protéger les forêts, comme elles sont un outil important de lutte aux changements climatiques, tant pour l’adaptation que leur atténuation. La forêt boréale de l’hémisphère nord est l’endroit le plus dense pour absorber le carbone dans le monde, particulièrement celle du Canada. Toutefois, il s’agit des endroits où elles ont été le moins protégées dans les 30 dernières années : « Chaque année, l’exploitation forestière industrielle au Canada coupe à blanc plus d’un million d’hectares de forêt boréale, dont une grande partie de forêts primaires irremplaçables et particulièrement riches en carbone ».

Ces coupes industrielles sont trop peu souvent faites dans le respect du droit international des peuples autochtones de décider des activités sur leurs territoires ancestraux. Cela vient aussi en contradiction avec leur droit à un consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause garantit par la Déclaration. L’industrie forestière a diminué significativement les forêts de sapins et d’épinettes du Nitassinan de Pessamit et effacé complètement des camps et des lieux de rencontre du territoire. Il y a aussi les effets de la coupe forestière. Ça nous empêche de faire des choses. Il y a des modifications qui se font dans le territoire. On doit délaisser certaines zones de territoire où on allait, par exemple, trapper ou chasser le petit gibier, où on allait chasser le caribou. » Éric Kanapé

« D’après mon expérience, les coupes forestières, ça modifie complètement le paysage. »- Éric Kanapé Ces dernières ont plusieurs conséquences sur l’écosystème : vulnérabilité face au vent et à la pluie, destruction de l’habitat de plusieurs espèces, sécheresse ou érosion. Les coupes à blanc entraînent aussi une modification de la biodiversité au niveau des espèces d’arbres, de leur âge ainsi que de la structure du bois. D’ailleurs, les arbres qui ont repoussé après les coupes près de Pessamit sont des feuillus (bouleau à papier, peuplier faux-tremble) et non des sapins. Il n’y a pas que les sapins qui se font plus rares, les plantes qui servent en médecine traditionnelle ont été coupées du même coup. La machinerie pour la coupe forestière pollue l’air de la région; en plus du fait qu’il y a moins d’arbres pour absorber le C02 relâché. Selon le GIEC, 23 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) viendraient de la foresterie. La déforestation entraîne de même la libération du carbone qui était accumulé dans les arbres et le sol et de ce fait nuit à la lutte aux changements climatiques, comme les forêts ne peuvent plus jouer leur rôle d’équilibrer la qualité de l’air et la température. « Dans notre territoire, il y a eu des coupes forestières les 5 ou 6 dernières années sur d’assez grosses superficies. On a eu des feux de forêt aussi. Donc on dirait que ça a apporté un réchauffement encore plus, vu qu’il y avait moins d’arbres autour de notre campement. » [Éric Kanapé] Puis, la machinerie moderne laisse des traces permanentes sur le territoire avec la création de routes vers les lieux de coupes. « Maintenant ils font des chemins forestiers un peu partout dans tout le territoire. À chaque fois qu’on voit un chemin ouvert, bien des chasseurs sont à l’affut. Ils s’accaparent tout de suite ces chemins. Ça n’aide pas beaucoup à nos activités traditionnelles. Parce que plus il va y avoir de villégiateurs, moins il va y avoir d’Innus. » Adélard Benjamin

Les barrages

Les aîné·e·s nomment des lieux dont les noms ne sont plus utilisés parce que des territoires sont inondés : Natuakamiu. Maintenant, on le nomme Pipmuakan parce qu’il a été inondé. Il n’a plus ce nom. Il est mort. C’est noyé. » Joseph-Louis Vachon, Philippe Rock et Robert Dominique, aînés de la communauté de Pessamit. Les inondations ont aussi détruit des terres cultivées et des forêts, et encore engendré la mort des animaux qui y vivaient.

Les aîné·e·s nomment des lieux dont les noms ne sont plus utilisés parce que des territoires sont inondés : Natuakamiu. Maintenant, on le nomme Pipmuakan parce qu’il a été inondé. Il n’a plus ce nom. Il est mort. C’est noyé. »Joseph-Louis Vachon, Philippe Rock et Robert Dominique, aînés de la communauté de Pessamit. Les inondations ont aussi détruit des terres cultivées et des forêts, et encore engendré la mort des animaux qui y vivaient68. Les barrages affectent aussi la pêche, l’irrigation et la navigation des cours d’eau touchés69.« Ceux qui ont fait les barrages, ils s’installent mais ils ne font pas attention. Il y a des poissons dans les rivières mais ils ne s’en préoccupent pas. Il y a des animaux, ils ne s’en préoccupent pas. Même s’ils inondent des terres, ils ne se préoccupent pas des humains, encore bien moins des animaux. » [Philippe Rock, Robert Dominique]. Les réservoirs créés pour les barrages ont aussi causé le réchauffement des cours d’eau environnants70. « L’été, les réservoirs se réchauffent, donc à l’automne, l’eau va rester plus longtemps chaude que dans d’autres rivières. Et le contraire se fait aussi au printemps, l’eau va rester froide plus longtemps sur la rivière jusqu’à mi-juin, début juillet à peu près. Donc ça a apporté des modifications, comme le saumon, qui va frayer vraiment tard à l’automne ici, comparativement à toutes les rivières. » [Éric Kanapé] « À cette période, c’est la période de fraie des poissons, de la truite, de l’omble de fontaine. Les rivières sont plus basses et ça peut arriver que ça assèche des zones de fraie qu’il y avait dans les années passées et que les poissons n’aient plus accès à ces zones-là. Donc ça va sûrement avoir des impacts au niveau de la population de ces espèces. »- Éric Kanapé un chemin ouvert, bien des chasseurs sont à l’affut. Ils s’accaparent tout de suite ces chemins. Ça n’aide pas beaucoup à nos activités traditionnelles. Parce que plus il va y avoir de villégiateurs, moins il va y avoir d’Innus. » *Adélard Benjamin+

Les barrages affectent aussi la pêche, l’irrigation et la navigation des cours d’eau touchés.« Ceux qui ont fait les barrages, ils s’installent, mais ils ne font pas attention. Il y a des poissons dans les rivières, mais ils ne s’en préoccupent pas. Il y a des animaux, ils ne s’en préoccupent pas. Même s’ils inondent des terres, ils ne se préoccupent pas des humains, encore bien moins des animaux. » [Philippe Rock, Robert Dominique]. Les réservoirs créés pour les barrages ont aussi causé le réchauffement des cours d’eau environnants. « L’été, les réservoirs se réchauffent, donc à l’automne, l’eau va rester plus longtemps chaude que dans d’autres rivières. Et le contraire se fait aussi au printemps, l’eau va rester froide plus longtemps sur la rivière jusqu’à mi-juin, début juillet à peu près. Donc ça a apporté des modifications, comme le saumon, qui va frayer vraiment tard à l’automne ici, comparativement à toutes les rivières. » [Éric Kanapé] « À cette période, c’est la période de fraie des poissons, de la truite, de l’omble de fontaine. Les rivières sont plus basses et ça peut arriver que ça assèche des zones de fraie qu’il y avait dans les années passées et que les poissons n’aient plus accès à ces zones-là. Donc ça va sûrement avoir des impacts au niveau de la population de ces espèces. »- Éric Kanapé

 

Parmi les conséquences de la création de barrages, on observe : le développement d’algues dangereuses, la modification de l’hydrologie des rivières, de leur taux d’oxygénation, de leur débit ainsi que le changement de leur processus d’érosion, de transport des sédiments et de stockage des polluants. Tous ces changements irréversibles affectent la biodiversité, modifient l’habitat et les déplacements des espèces aquatiques et accentuent leur mortalité. « L’impact sur les poissons c’est qu’on les retrouve morts, parce que le niveau est bas. Eux autres ils ont besoin d’oxygène, d’air frais et d’eau froide. Et ils doivent aller le trouver profond. » L’altération des rivières en santé nuit également à la lutte aux changements climatiques, car elles sont des alliées contre la sécheresse et la prolifération de maladies. Une étude récente démontre que les réservoirs sont aussi une source importante d’émission de gaz à effet de serre (GES), surtout de méthane, 86 fois plus puissant à court terme pour l’accélération des changements climatiques et du réchauffement planétaire que d’autres gaz. Les barrages hydroélectriques et l’industrie forestière ont donc non seulement des impacts sur le territoire du Nitassinan, mais ils participent à l’avènement des changements climatiques.

 

Autre texte du Comité pour les Droits humains en Amérique latine

https://www.cdhal.org/ressources/impacts-barrages/#:~:text=D%C3%A9gradation%20de%20la%20qualit%C3%A9%20de,grand%20nord%20Qu%C3%A9b%C3%A9cois%20par%20exemple).

Impacts naturels

Perte d’espaces naturels : la construction du barrage provoque l’inondation de terres, de forêts et d’habitats, notamment à cause de la création du réservoir. Plus de 400 000 km carré de terres ont ainsi été perdu à l’échelle mondiale. Dégradation de la qualité de l’environnement : Les barrages sont généralement construits dans des environnements uniques, où l’on retrouve des terres de qualité qui ont permit le développement d’une biodiversité exceptionnelle (pensons à l’Amazonie ou au grand nord Québécois par exemple). De plus, le flux naturel des rivières permet le transport de minéraux et de nutriment organique qui nourrissent les terres et permet d’avoir des eaux de bonnes qualités. Les barrages viennent donc altérer cette réalité en détruisant des écosystèmes et en favorisant la prolifération d’algue sur les eaux.

Dommage à la biodiversité

Les écosystèmes où sont construits les barrages contiennent une biodiversité qui a su s’adapter à son environnement. La modification de celui-ci par la construction d’un barrage nuit à certaines espèces animales qui n’arrivent pas à s’adapter. Des espèces sont non seulement menacés d’extinction par les barrages mais la migration de certaines espèces animales est aussi compromise, ce qui affaibli d’autant plus la biodiversité. Production de gaz a effet de serre (GES): Les barrages sont souvent considérés comme une énergie verte et leur construction est vu comme un moyen de lutter contre le réchauffement de la planète, mais la construction d’un barrage entraîne une hausse effective des gaz à effet de serre. Même si le niveau des émission varie grandement d’une année à l’autre et en fonction de la région où le barrage est construit (milieu tropical vs forêt boréal), tout les réservoirs analysés émettent des GES. L’inondation des terres et de forets entraîne une décomposition microbienne qui augmente les émissions de GES.

Contamination au mercure :

Plusieurs études réalisées avant et après la retenue des eaux ont constaté un niveau de mercure beaucoup plus élevé chez les populations humaines et animales après la construction du barrage. Les taux de mercure chez certaines personnes dépassaient grandement les quantités maximales recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé. (CDHAL)

 

Autre texte sur l’industrie minière par SOS Nature, https://www.sosnature.org/quel-est-limpact-de-lindustrie-miniere-sur-lenvironnement/

Quel est l’impact de l’industrie minière sur la Biodiversité?

Souvent, les pires effets des activités minières sont observés après la fin du processus d’extraction. La destruction ou la modification drastique du paysage pré-mine peut avoir un impact catastrophique sur la biodiversité de cette zone. L’exploitation minière entraîne une perte massive d’habitat pour une diversité de flore et de faune allant des micro-organismes du sol aux grands mammifères. Les espèces endémiques sont les plus gravement touchées par les effets néfastes de l’industrie minière, car la moindre perturbation de leur habitat peut entraîner leur extinction ou les exposer à un risque élevé d’extinction. Les toxines libérées par l’exploitation minière peuvent anéantir des populations entières d’espèces sensibles. Un paysage affecté par l’exploitation minière peut mettre beaucoup de temps à guérir. Parfois, elle ne se rétablit jamais. Les efforts d’assainissement ne garantissent pas toujours la restauration de la biodiversité de la zone. Des espèces pourraient disparaître définitivement à cause de la propagation non contrôlée de l’industrie minière.

 

Autre texte : Impact des pratiques agricoles sur la biodiversité

Source : Conservation nature : https://www.conservation-nature.fr/ecologie/menaces-ecologiques/agriculture-elevage/impact-pratiques-agricoles-biodiversite/

Les pratiques agricoles actuelles occasionnent de multiples dommages à la biodiversité, alors que des solutions alternatives plus écologiques sont disponibles. L’espace agricole français représente 53% du territoire métropolitain et abrite une part importante de la diversité biologique. L’évolution des pratiques agricoles actuelles est donc déterminante pour maintenir voire restaurer la biodiversité à l’échelle nationale.

Utilisation de pesticides

L’usage de produits phytosanitaires de synthèse serait responsable du déclin de la biodiversité, notamment en grandes cultures. La France et la Hollande sont les pays qui consomment la plus grosse quantité de pesticides à l’hectare. La France était la deuxième consommateur mondial 2006 et le troisième en 2007. Le Grenelle de l’environnement a retenu comme objectif la réduction en moyenne de 50% des quantités de pesticides utilisés, si possible d’ici 2018.

Herbicides

Les herbicides sont utilisés par les agriculteurs pour lutter contre les adventices (ou mauvaises herbes) et les ligneux. Ils vont induire une importante réduction de la diversité floristique au sein des surfaces cultivées mais également en bordure. Les herbicides peuvent également avoir des conséquences sur la pédofaune (les petits), et entrainer une disparition de celle-ci par intoxication.

Insecticides et fongicides

Les insecticides et fongicides occasionnent des dommages encore plus important sur l’environnement que les herbicides. En effet, ils peuvent avoir des effets directs sur les organismes cibles (mortalité, baisse de la fécondité) ou sur les organismes non cibles (arthropodes, petits mammifères, oiseaux) ; mais également des effets indirects sur les mêmes groupes soit par intoxication, soit par réduction des ressources disponibles dans le milieu. Il semblerait toutefois que les pesticides n’entrainent pas de modification de la richesse spécifique de la pédofaune, mais simplement une diminution de leur abondance.

Pratiques d’épandage

L’épandage aérien des pesticides pour lutter contre les ravageurs notamment occasionne un impact non seulement à l’échelle de la surface cultivée mais également sur les habitats naturels voisins non visés par les traitements.

Fertilisation

La fertilisation est le processus consistant à apporter à un milieu de culture, tel que le sol, les éléments minéraux nécessaires au développement de la plante. Ces éléments peuvent être de deux types, les engrais et les amendements. La fertilisation a entraîné une homogénéisation des milieux terrestres et un dérèglement du fonctionnement des écosystèmes aquatiques.

Azote

L’azote joue un rôle primordial dans le métabolisme des plantes. C’est le constituant numéro un des protéines, composants essentiels de la matière vivante. L’apport en fertilisant azoté a un impact négatif important sur la biodiversité : la richesse spécifique en plantes herbacées serait plus faible dans les cultures fortement fertilisées.

Phosphore et potassium

Le potassium joue un rôle primordial dans l’absorption des cations, dans l’accumulation des hydrates des protéines, le maintien de la turgescence de la cellule et la régulation de l’économie en eau de la plante. C’est aussi un élément de résistance des plantes au gel, à la sécheresse et aux maladies. Le phosphore intervient dans les transferts énergétiques (ATP), dans la transmission des caractères héréditaires (acides nucléiques), la photosynthèse et la dégradation des glucides. Cet élément est essentiel pour la floraison, la nouaison, la précocité, le grossissement des fruits et la maturation des graines. La fertilisation en Potassium peut avoir un impact négatif sur la flore ainsi que sur les écosystèmes aquatiques. Le phosphore n’a pas de toxicité propre, c’est sa présence en excès et notamment dans le milieu aquatique qui peut être la cause de l’eutrophisation du milieu. L’eutrophisation des milieux aquatiques entraine une prolifération des végétaux aquatiques, d’algues, de cyanobactéries…

Labour des sols

L’utilisation du labour de lanière répété occasionne une perturbe du sol et entraine une diminution de l’abondance de la pédofaune.

Mécanisation des récoltes

La récolte mécanisée peut entraîner une mortalité de la faune sauvage. En effet, un certain nombre d’espèces animales se réfugient, s’alimentent voire nichent dans les champs. La mortalité concerne souvent les jeunes animaux (exemple des oisillons de busards) mais peut également toucher les adultes.

Arrosage des cultures

Drainage

En agriculture, le drainage est une opération qui consiste à favoriser artificiellement l’évacuation de l’eau gravitaire présente dans la macroporosité du sol à la suite de précipitation. Le drainage, bien au-delà de la baisse du plafond de la nappe superficielle, génère des impacts importants, directs et indirects, immédiats et différés, localement et à grande échelle sur le cycle de l’eau, sur l’écologie du paysage et sur les cours d’eau. Il conduit parfois à une altération écologique et physique du paysage et des milieux naturels ou de certains agro-systèmes lorsqu’il a été pratiqué en vue d’accroître les zones labourables ou l’intensité de l’agriculture, notamment dans le cas du drainage de vastes zones humides. L’impact écologique est majeur sur les zones humides et sur les tourbières lorsqu’elles ont été elles-mêmes drainées, même si les canaux de drainage peuvent provisoirement au moins favoriser quelques espèces patrimoniales.

Irrigation

L’irrigation, bien que favorable au développement de la faune du sol, conduit à une diminution de la diversité floristique. De plus, l’irrigation agricole a un impact indirect sur les débits des rivières et donc sur la biodiversité qui y est associée. L’arrosage au canon ou à des intensités fortes peuvent entrainer la noyade des couvées de perdrix et oiseaux qui nichent au sol.

Fin des lectures en ateliers

 

Conclusions de la rencontre de la COP15 sur la biodiversité Objectif 30-30-30

30 % de la planète protégée

C’est l’objectif phare du texte : « que, d’ici 2030, au moins 30 % des zones terrestres, des eaux intérieures et des zones côtières et marines (…) soient efficacement conservées et gérées ». Cela se fera « par le biais de réseaux d’aires protégées écologiquement représentatifs, bien reliés et gérés de manière équitable » et « tout en veillant à ce que toute utilisation durable (…) soit pleinement compatible avec les objectifs de la conservation ». L’objectif est donc mondial et non pas national, impliquant que certains en fassent plus que les autres, ou en fassent plus sur terre que sur mer. Ces 30 % sont un minimum pour les scientifiques et les ONG, qui jugent que 50 % serait nécessaire. A ce jour, 17 % des terres et 8 % des mers sont protégées.

Restaurer 30 % des terres dégradées                                                 

20 milliards d’aides internationales

Les négociations ont été marquées par un long marchandage entre le Nord et le Sud : plus d’ambitions écologiques en échange de plus de subventions internationales, et vice-versa. Au final, le texte approuve l’objectif pour les pays riches de fournir « au moins 20 milliards de dollars par an d’ici 2025, et au moins 30 milliards de dollars par an d’ici 2030 ». Soit environ le double puis le triple de l’aide internationale actuelle pour la biodiversité.

Nouveauté : l’objectif incombe aux « pays développés, et aux pays qui assument volontairement les obligations des pays développés », membres de la Convention sur la diversité biologique (CDB). Cette formulation permet d’intégrer les Etats-Unis, non-signataires de la Convention, et ouvre la voie à l’intégration de la Chine ou des États arabes parmi les donateurs, espère l’Union européenne.

La COP15 approuve aussi la création d’une nouvelle branche du Fonds mondial pour l’Environnement (FEM), dédié à l’application de l’accord de Kunming-Montréal : une alternative au fonds distinct que nombre de pays du Sud espèrent toujours obtenir à l’avenir.

Un tiers des terres émergées sont « modérément ou fortement dégradées » par l’activité humaine, selon la FAO. Pour y remédier, le texte prévoit « que, d’ici 2030, au moins 30 % des écosystèmes terrestres, de mers intérieures et d’écosystèmes côtiers et marins dégradés fassent l’objet d’une restauration effective ».

Réduire les pesticides

Un long bras de fer a opposé l’Union européenne à des pays comme le Brésil, l’Inde ou l’Indonésie. Au final, l’accord prévoit de « réduire les risques de pollution et l’impact négatif de la pollution de toutes les sources, d’ici 2030, à des niveaux qui ne sont pas nuisibles à la biodiversité ».

Pour y parvenir, les signataires doivent, entre autres « réduire de moitié au moins le risque global lié aux pesticides et aux produits chimiques hautement dangereux » notamment par la lutte contre les parasites, en tenant compte de la sécurité alimentaire et des moyens de subsistance. Les pays doivent également « prévenir, réduire et travailler à l’élimination de la pollution plastique. »

Le texte prévoit d’établir « un mécanisme mondial de partage des avantages découlant de l’utilisation des informations sur les séquences numériques (ISN/DSI en anglais) des ressources génétiques, y compris un fonds multilatéral ».

Recherche et animation : Mario Gil Guzman

 

 

 

 

 

 

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